On n'apprend pas à aimer... On apprend à ne pas aimer

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La division cellulaire après la fécondation, la spécialisation de chaque amas de cellules pour une fonction, jusqu'à la séparation physique de la mère et de l'enfant au moment de la naissance ; C'est la même idée : au commencement, "Tout" n'est qu'un, puis "Tout" se divise, les divisions s'individualisent, chaque bout de ce "Tout" se distingue par son caractère, par sa fonction.

Mais l'origine de ces bouts est unique...ils forment un ensemble cohérent.

Il est de même des êtres humains... même origine, séparation et individualisation pour vivre l'expérience de la vie, chacun à sa manière. Et pourtant, tous les êtres forment toujours un même "Tout".

L'amour entre les morceaux d'un "Tout" est naturel, à l'infini, de même que l'amour entre les hommes. On n'apprend pas aux différentes parties d'un même corps de s'aimer... ils s'aiment naturellement.

Le désordre vient du fait que les parties d'un tout apprennent à ne pas s'aimer... à voir leurs différences plus que l'origine qui les réunit.

Un enfant apprends à ne pas aimer : au départ il aime tout, tout le monde, puisqu'il n'y a pas de séparation entre lui et son environnement. Puis il apprend la séparation, son individualisation. Plus tard, " il y a "moi" et "mes valeur" et "toi" et "tes valeurs", que je n'aime pas.

“Tu n'es pas une goûte d'un océan, tu es l'océan entier dans une goûte.” Rumi

Maneli Mirkhan Nakhai